Personnalité incontournable de l'electro française, Caroline Hervé a redonné chair à un genre trop souvent réduit à l'effacement. Son personnage de Miss Kittin s'est en effet imposée ces dernières années dans toutes les bonnes soirées, s'accaparant une bonne fois pour toute les devants de la scène trop souvent oubliés par les DJs.
Si beaucoup l'ont classée, suite au tube Frank Sinatra, comme machine à fantasme destinée à faire scotcher les clubbers isolés, c'était bien mal connaître la Miss. Avec son alter ego The Hacker, ils donneront une suite à ce tube inespéré, avec l'album Miss Kittin & The Hacker, sorti chez les fondamentalistes allemands d'International Dee Jay Gigolos, label de DJ Hell.
De Grenoble à Berlin, en passant par Zurich, Caroline a peu à peu confronté son personnage haut en couleurs à une foule réputée frileuse. Pourtant, dans ces villes, comme dans toutes les autres où le couple a installé son show, la réponse du public s'est avérée déterminante. En réinstaurant la communication, par le corps, la voix et une féminité extravertie, la Miss a singulièrement bouleversé les codes des clubs.
Pourtant, avant de s'attaquer aux devants de la scène, Miss Kittin était plutôt connue comme DJette. Plutôt douée dans l'art du mix, la belle publiera ainsi, après sa collaboration avec The Hacker, un album de mix en forme de journal intime, Radio Caroline, où elle montrera l'éclectisme virulent de ses goûts. De la house cintrée de Blaze (remixée par Isolée) aux expérimentations d'Autechre ou Pansonic, la belle montre qu'on ne peut aisément la résumer à un style.
Ces grands écarts stylistiques sont à entendre de nouveau sur son premier album en solitaire, le réussi I.com. Si sa voix de jeune ingénue continue de mener la danse, notamment sur une reprise décalée du 3ème Sexe d'Indochine, les tempos et les ambiances ne cessent de varier : des dérives minimales aux rythmes electro-clash, de la house à la techno pure et dure, I.Com fait le tour de l'electro, de la chambre au dance-floor...
Si beaucoup l'ont classée, suite au tube Frank Sinatra, comme machine à fantasme destinée à faire scotcher les clubbers isolés, c'était bien mal connaître la Miss. Avec son alter ego The Hacker, ils donneront une suite à ce tube inespéré, avec l'album Miss Kittin & The Hacker, sorti chez les fondamentalistes allemands d'International Dee Jay Gigolos, label de DJ Hell.
De Grenoble à Berlin, en passant par Zurich, Caroline a peu à peu confronté son personnage haut en couleurs à une foule réputée frileuse. Pourtant, dans ces villes, comme dans toutes les autres où le couple a installé son show, la réponse du public s'est avérée déterminante. En réinstaurant la communication, par le corps, la voix et une féminité extravertie, la Miss a singulièrement bouleversé les codes des clubs.
Pourtant, avant de s'attaquer aux devants de la scène, Miss Kittin était plutôt connue comme DJette. Plutôt douée dans l'art du mix, la belle publiera ainsi, après sa collaboration avec The Hacker, un album de mix en forme de journal intime, Radio Caroline, où elle montrera l'éclectisme virulent de ses goûts. De la house cintrée de Blaze (remixée par Isolée) aux expérimentations d'Autechre ou Pansonic, la belle montre qu'on ne peut aisément la résumer à un style.
Ces grands écarts stylistiques sont à entendre de nouveau sur son premier album en solitaire, le réussi I.com. Si sa voix de jeune ingénue continue de mener la danse, notamment sur une reprise décalée du 3ème Sexe d'Indochine, les tempos et les ambiances ne cessent de varier : des dérives minimales aux rythmes electro-clash, de la house à la techno pure et dure, I.Com fait le tour de l'electro, de la chambre au dance-floor...




